GOSCINNY à la Cinémathèque : Exposer une idée fixe

Passionné par le septième art dès son enfance, GOSCINNY s’est inspiré dans ses bandes dessinées des plus grands chefs-d’œuvre du cinéma, du péplum au western en passant par la comédie musicale. 40 ans après la mort de leur créateur, Astérix, Lucky Luke, les Dalton, Iznogoud et le Petit Nicolas sont devenus des personnages de cinéma à part entière.

René GOSCINNY n’a écrit et réalisé que quatre longs métrages : Astérix et Cléopâtre (1968), Daisy Town (1971), Les 12 travaux d’Astérix (1976) et La Ballade des Dalton (1978). Cette courte filmographie de cinéaste à part entière, interrompue par sa mort le 5 novembre 1977, masque une activité soutenue de scénariste pour le cinéma (Le Viager, sommet) et la télévision, et un rapport fécond à un art qu’il aura passé sa vie à approcher pas à pas, jusqu’à réaliser enfin son rêve en 1974 avec la création des studios Idéfix.

En sept parties, des premiers chocs enfantins au César posthume qui lui est décerné en 1977 par « les professionnels de la profession » reconnaissants, l‘exposition « GOSCINNY et le cinéma : Astérix, Lucky Luke & Cie » montre comment cette familiarité et ce désir profond de cinéma innervent la totalité de l’œuvre du grand scénaristes de bande dessinée.

On comprend que cet homme était passionné de cinéma (comme tant d’autres) et qu’il s’est constamment inspiré du burlesque américain, des péplums, des westerns , pour nourrir ses Astérix et ses Lucky Luke et autres Daltons.
Mais une passion ne suffit pas pour faire une exposition

 

Peut-être LA CINEMATHEQUE a-t-elle voulu cibler un public enfantin ? mais le parcours est ennuyeux pour les enfants : des dizaines de dessins et de textes, quelques décors dépouillés et costumes peu évocateurs, des écrans où sont projetés des dizaines d’extraits de films à la queu leu leu… Et pour les adultes cinéphiles… c’est la même chose, c’est à dire une série assez indigeste de planches, de dessins, de textes, de photos… D’ailleurs l’exposition était à peu près déserte quand VISIT’ART y a emmené ses petits-enfants !

On est loin des merveilleuses expositions consacrées à SCORSESE (2015-2016), TRUFFAUT (2014-2015) ou JACQUES DEMY (2013).

 

Goscinny et le cinéma : Astérix, Lucky Luke & Cie »
Cinémathèque de PARIS
51 rue de Bercy, 75012 Paris
Du 4 octobre 2017 au 4 mars 2018

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