Voyager dans l’art du trait avec Fabienne VERDIER : « La passagère du silence »

 

« J’avais seize ans quand j’annonçai à ma famille que je voulais consacrer ma vie à la peinture. »
Élève des Beaux-Arts de Toulouse, Fabienne Verdier part en Chine à 20 ans pour apprendre la calligraphie chinoise.
Elle arrive à Chongqing, (ville de naissance de Lucien Bodard !), « ville grise, perdue, dans un épais brouillard… Pour la seule étudiante étrangère, confinée dans le bâtiment administratif de l’Institut, quasiment privée de contact avec les autres étudiants chinois, tout est difficile : les conditions matérielles, la surveillance insidieuse… On explique pourtant à cette « étrange étrangère qui dérange », qu’elle est reçue comme un hôte exceptionnel !
Venue pour apprendre la calligraphie et la peinture de lettres, elle est perplexe car, en 1983 en Chine, on enseigne la peinture à l’huile, la peinture occidentale et les arts et traditions populaires chinois.
Comme le bambou qui  plie mais ne rompt pas face à l’adversité, elle fait face… jusqu’au jour où : « le maître était là, sur le seuil de ma porte, me regardant d’un air tranquille… » Pendant des mois, elle va alors devoir s’exercer à « donner vie au trait horizontal », et oublier l’Occident.

Cette aventure humaine exceptionnelle va donner un souffle à son œuvre, mariant cet apprentissage unique de la calligraphie à son inspiration abstraite.
Artiste aujourd’hui reconnue à la fois pour son œuvre plastique (des œuvres de Fabienne Verdier sont conservées au MoMa à New York, et dans d’autres musées majeurs), et son œuvre littéraire, Fabienne VERDIER révèle ici un triple talent d’écrivain, d’ethnologue et de peintre.

VISIT’ART aime beaucoup ce récit détaillé et attachant, qui nous entraîne dans l’aventure autobiographique passionnante de cette artiste contemporaine. A lire, ou à relire…

Passagère du silence
Récit de Fabienne VERDIER
Livre de poche N° 30409 – 2014

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